Droit de réponse à la tribune du groupe majoritaire publiée dans le Beaurepaire Infos de Juin 2026

« Cher collègues, vous avez publié dans le dernier bulletin municipal une tribune à notre égard. Nous souhaitons y répondre rapidement devant le conseil et devant les habitants.

  • Sur « l’obstruction permanente ». Exercer notre droit de contrôle, poser des questions sur la légalité des décisions, demander l’application du CGCT — c’est le rôle d’une opposition. Nos électeurs sont des citoyens qui ne sont pas d’accord avec vos idées et votre programme, donc oui nous poserons des questions et nous remettrons en question vos projets ;
  • Sur le « comité de surveillance ». Vous nous reprochez de nous être positionnés en comité de surveillance. C’est aussi notre rôle : surveiller, contrôler, vérifier que les décisions prises sont conformes à la loi et à l’intérêt général. L’article L. 2121-13 du CGCT garantit à tout conseiller municipal le droit d’être informé des affaires de la commune. Exercer ce droit n’est pas une posture, c’est pour nous un devoir ;
  • Sur la « critique systématique ». Vous évoquez une critique systématique. Permettez-nous de rappeler que nous sommes en début de mandat. Les premières séances d’un conseil municipal sont précisément le moment où les règles du jeu s’établissent : le règlement intérieur, les délégations, les commissions, les indemnités. Ce sont des sujets fondamentaux qui engagent tout le mandat. Y prêter attention n’est pas de la critique systématique, c’est de la rigueur. Nous serons ravis de débattre de projets concrets dès que la majorité en soumettra ;
  • Sur les « comptes-rendus mensongers ». Vous qualifiez nos comptes-rendus de mensongers. Ces comptes-rendus n’engagent que nous, ils ne sont pas des documents officiels, mais le -reflet des notes que nous avons prises en séance et de notre compréhension des débats. Si certains éléments se sont avérés inexacts, nous corrigeons toute erreur avérée. Mais une incompréhension de bonne foi n’est pas un mensonge.
  • Sur le local mis à disposition. Vous présentez la mise à disposition d’un local comme une faveur exceptionnelle. Comme nous l’avons rappelé en Conseil Municipal, c’est une obligation légale. Nous avons demandé un espace de travail, où se réunir pour préparer les commissions et les conseils municipaux, comme votre groupe le fait régulièrement.
  • Sur nos « interventions concentrées sur les avantages qu’on peut essayer d’obtenir ». Demander l’application de la loi, c’est défendre les droits de tous les élus. Si demander plus d’espace d’expression, un espace de travail ou le droit à la formation vous semble relever de l’intérêt personnel, nous avons une conception très différente du mandat électif. 

Nous avons cherché le respect du droit et surtout la transparence envers les habitants. En commission, nous travaillons ensemble, dans un esprit constructif et de respect mutuel, nous souhaitons travailler sur des propositions concrètes afin de faire avancer des sujets dans l’intérêt collectif. »