Interventions de vos élus :
- FONCIER : Transfert de propriété du terrain d’assiette foncière des logements de la gendarmerie à la Communauté de communes. EBER souhaite avoir la pleine propriété du foncier accueillant ses équipements et propose à la Commune d’acquérir à l’euro symbolique une partie de la parcelle AM5.
Manque de précision sur la partie de la parcelle qui est vendue. Pourquoi ne pas avoir réalisé le découpage cadastral avant de soumettre la délibération au vote ?
On vote la cession d’une partie de parcelle sans que les limites exactes en soient définies. Le bornage est prévu après le vote. Ce qui signifie que nous votons sans savoir précisément ce qu’on cède…
- Question orale n°1 : Projet d’implantation d’un McDonald’s à Beaurepaire
Nous avons appris avec stupéfaction qu’un projet de construction d’un McDonald’s est en cours sur notre commune.
Permettez-nous d’exprimer notre profonde opposition à ce projet. Car c’est une aberration sanitaire, économique et écologique. L’arrivée de ce type de structure menace l’identité et l’âme de notre commune, ainsi que nos commerces locaux et notre cadre de vie. Il y a aussi des enjeux de santé, d’éducation alimentaire et d’impact environnemental.
D’abord sur la santé des enfants :
Ce McDonald’s serait implanté à proximité du collège. Installer le temple de la malbouffe à côté de centaines d’enfants et d’adolescents est une décision qui nous choque profondément.
En France, un enfant sur six est en surpoids ou obèse, selon Santé Publique France. Un enfant en surpoids a 50 à 70 % de probabilité de le rester à l’âge adulte, avec des risques accrus de diabète, de maladies cardiaques et de certains cancers.
Ensuite sur la vitalité du centre-bourg :
C’est une contradiction avec le programme Petites Villes de Demain, dont l’objectif est précisément de dynamiser les centres-bourgs et de soutenir le commerce de proximité. «Limiter les grands commerces en périphérie qui pourraient faire concurrence aux commerces de proximité » ; « Revitaliser les petites centralités ». Notre commune bénéficie de ce programme, comment peut-on simultanément prétendre revitaliser le centre-bourg et ne pas s’opposer à l’installation d’une enseigne qui contribue à le vider ?
Nos commerçants locaux qui résistent déjà dans un contexte difficile, dont l’offre en restauration rapide est déjà importante, en subiront les conséquences.
Les pratiques commerciales et sociales de McDonald’s soulèvent également des questions éthiques importantes notamment sur les conditions de travail des employés.
D’un point de vue environnemental :
McDonald’s est identifié parmi les dix plus grands pollueurs plastiques mondiaux. Les initiatives de l’entreprise pour réduire son empreinte plastique restent insuffisantes face à l’ampleur du problème.
McDonald’s France produit plus d’1 kg de déchets chaque seconde, soit environ 86 tonnes par jour. C’est 80 à 150 kg par jour pour un petit restaurant.
Comment concilier ces deux positions ? Comment signer un PCAET intercommunal visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre, à promouvoir une alimentation saine et locale et accueillir sans débat un McDonald’s ?
Nous souhaitons des réponses :
– Le conseil municipal sera-t-il consulté avant toute décision définitive ?
– Une étude d’impact sur le commerce local a-t-elle été réalisée ou est-elle prévue ?
– Comment ce projet est-il compatible avec les objectifs du programme Petites Villes de Demain et notre PCAET intercommunal ?
- Question orale n°2 : Urgence climatique : quelle politique d’adaptation et d’atténuation pour notre commune ? (non posée car nous n’avions le droit qu’à une seule question)
L’été 2026 restera dans les annales. La France a subi six épisodes caniculaires depuis le mois de mai. Un record absolu depuis le début des relevés météorologiques. Le 24 juin, 58 départements ont été placés en vigilance rouge. Les premiers bilans de Santé publique France font état d’au moins 7000 morts supplémentaires liés aux fortes chaleurs. Mi-août, 96,5 % des sols étaient secs en France métropolitaine. Plus de 115 000 hectares de végétation ont brûlés dans l’Hexagone battant le précédent record de 2022.
C’est la nouvelle réalité de nos territoires.
Notre intercommunalité dispose d’un Plan Climat Air Énergie Territorial PCAET, adopté en 2023, qui prévoit expressément de « développer une nouvelle place pour le végétal dans les espaces publics », de « rendre le territoire plus adapté au changement climatique » et de « limiter les îlots de chaleur par un nouvel aménagement du territoire ».
– Quelle est votre politique globale pour ce mandat, en matière d’adaptation ET d’atténuation ? Disposez-vous d’un plan d’action avec des objectifs précis ?
– Un diagnostic énergétique de nos bâtiments communaux est-il prévu ? Nous pensons notamment aux salles communales dont le coût des fluides se retrouve à la charge des associations qui n’ont déjà pas beaucoup de moyens. Avez-vous planifié des rénovations (hors Salle du Rocher) pour réduire les consommations et les coûts ?
– Quels sont les projets de végétalisation de nos rues et de création de points de fraîcheur pour nos habitants les plus vulnérables ?
C’est une urgence vitale. La question n’est plus de savoir si le changement climatique nous concerne. La question est : quand allons-nous vraiment agir ?
